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Je vais pas me faire l’attaché de presse de l’auvergnat mais à la sortie de ce disque j’ai tout lu, que le bonhomme est devenu plus intéressant par ces interviews que part ces disques ou encore que ce LP était une compilation de mauvaises faces B. Certes ce n’est pas déflorer la chose mais le moujik et sa femme n’est pas de la même veine que Mustango mais quel disque depuis 3 ans est du niveau de mustango ! Prenons ce disque comme une bouée de sauvetage pour Murat, lui qui a ses dires fourmille d’idées et de chansons. Ici peut d’idée, juste le plaisir de jouer à l’image de son escapade chez les rancheros, la gaudriole en moins (quoique baby carni bird !). Oublié donc Mustango, même si l’amour qui passe est à crue sur le cheval, oublié la tournée éléctro suivant ce mustango. Ici c’est basse batterie guitare. Tout ce joue dans la seule optique de la fraîcheur (comment ne pas fredonner l’au delà sous la douche) et de la simplicité (la superbe foule romaine). Certes Murat reste murat, ces textes alambiqués (ceux de mycénes post lecture) ou épidermiques (molly post 11 septembre) rappellent que dérriére cette sorte de j’men foutisme reste un song writer hors pair (écoutez le monde intérieur et tombez). Murat est un épicurien doublé d’un type (marketinguement) mal embouché. Il reste capable dans la même respiration de mettre un nez rouge (délavé quand même) et de toucher les âmes. Murat est en fait un faux clown triste, un vrai mélancolique, qui au grès de ses humeurs sort un disque mineur et un majeur. Le moujik et sa femme ne rentre dans aucune catégorie, il est juste une nouvelle respiration de l’auvergnat, et quoiqu’en dise certains l’air y est recommandable.