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Jean Louis Murat en impose. Un taux de création qui va finir par faire passer Will Oldham pour Kevin shields, et une avance dans la réaction face à l’économie du disque, n’imposant aux autres que de suivre. Parfum d’acacia au jardin imposera Murat comme le songwriter essentiel du pays de pivot. Sauveur des mots passés en désuétudes, Murat est le sauveur du verbe à qui sait attendre de la chanson autre chose qu’une mélodie pour dodeliner sa tête ou son corps. Dodeliner c’est ce que l’on retiendra de la version DVD, les mouvements de la très sensuelle et sexuelle Camille, se love sur le phrasé à éveillé le sexe d’un Murat qui marque ses cinquante ans d’un trait préparé et jamais intuitif. Nu dans ses crevasses intimes, Murat se livre et livre son ouvrage brutalement sans artifice ou caution d’arizona. Murat est à poil, vêtu du plus simple attirail et calquant son écriture foisonnante mais léchée sur une musique au diapason de l’idée même des hauteurs vierges. Chantant comme un homme fatigué ou un enfant las (en souvenir de jade), Il rigole du moujik et charme sa femme dans la seule idée de lui raconter des histoires au creux de l’oreille. Si la petite idée derrière la tête ne quittera jamais Murat, c’est qu’elle sait que lui seule parlera d’elle avec les mots des hauteurs. Quand le charme ne ce calcul pas, regarder la traînée céleste de celui qui avance, s’impose. Un infini, le plus essentiel.