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Toujours dans la même direction, toujours toujours dans la même passion, toujours dans la même la même lumière. Joli résumé de l’activité débordante de notre auvergnat préféré. On avait à peine quitté le jean louis pop sucré de commande, que revoici sa moue sensuelle au service de chansons, qui me fera dire pendant une conversation, ce type est le seul à pourvoir parler aux femmes de choses intimes, sans jamais flirter avec l’indécence. Mokba est le disque le plus abouti de Jean Louis depuis Mustango. Éclairé ou mis en relief par les arrangements de cordes du tindersticks Dickon Hinchliffe, ce nouvel opus lie lilith et l’acacia pour une ballade érudite et charnelle qui me fait regretter amèrement que le jour de ma naissance une sage femme ai dit " c’est un garçon " ! . Qu’il doit être bon de sentir aimer et comprit avec la désuétude malheureuse des codes passés. Qu’il doit être bon se voir toucher de se regard qui vous habille. Avec Mokba, Jean Louis Murat passe un col hors catégorie, s’érige en pendant plus direct, mais tout aussi poétique que Bashung, polissant à son extrême une matière qu’il ne pourra jamais vraiment dépasser...l’amour. Chapeau bas.