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  • 5 mars 2008 /
    U2
    “All that you can leave behind”

    rédigé par Gérald de Oliveira
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Quel avion a voulu prendre U2 ? Y a t-il toujours autant de retard à Roissy ? Les avions peuvent t’ils remonter le temps excepter via le jeu des décalages horaires ? Voilà les questions qui nous viennent à l’esprit après l’écoute du nouveau U2. Avec U2 c’est une vieille histoire d’amour dont le point culminant reste la dernière trilogie, et c’est bien là le problème, car plutôt que de prolonger les expérimentations, Bono et sa bande font marche arrière et ressuscitent les vieilles recettes. Alors certes c’est efficace, les refrains vont provoquer des extinctions de voix pendant les concerts, The edge parle toujours aussi bien avec sa guitare, Bono chante de mieux en mieux et Mullen lui a réussi à refouler la technologie (on se souvient de ses coups de gueule à la sortie du projet passenger), mais que reste t-il après. Certes aussi mièvres que puissent être les chansons de ce nouvel album, U2 réussi à accrocher l’oreille avec des bribes de chanson d’un puzzle bancale dont seuls quelques pièces seraient bien taillés. Taillé pour la gloire, voilà le constat de ce LP. Deuxième Best of en trois ans ne craint on pas l’overdose chez les dubliners ? Tout y est du rock héroïque braillard (the beautiful day) aux lentes guimauves sucrées( stuck in a moment you can’t get out of ;Kite;In a little while ;Grace). Tubes évident pour stades (walk on), grosse machine échappé de pop à la fin ridicule (l’élévation et le crash, une forme de logique dans tout cela) les indigents (when i look at the world et New york) et le pire n’est pas énuméré encore, car comment passer à côté de wild honey (il l’a sorte d’où celle là) et surtout la pire chanson du groupe depuis des lustres(peace on earth). Certes Bono s’en est expliqué (dans Libération notamment) mais comment ne pas lui promettre le goudron et les plumes après cette atrocité que l’on ne pardonnerait même pas aux pires chanteurs de variet. Alors oui U2 a raté son avion, ils ont changés de ligne repris ses baguettes à Brian Eno (comment Brian a t il pu rester pour ce disque), inventés la machine à remonter le temps après avoir effleuré celle de vivre avec. Un disque d’amertume, on repense à la sortie de The fly, à l’étonnant numb, au troublant mofo et avec un crayon et une gomme on redessine les ailes de l’avion. Dan s le hall de la gare les u2, peuvent attendre l’appel du vol succès il est évident qu’il va venir sans retard, pour les plateaux repas seule la soupe sera servi. Quel dommage.