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  • 5 mars 2008 /
    U2
    “how to dismantle an atomic bomb”

    rédigé par Gérald de Oliveira
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En préambule il y avait des choses à poser. Il y avait des temps de passage, des points d’achoppement, des lignes de fuite, des remises en jeu et parfois des transformations dans un style pas toujours académiquement accepté. Il y a avait aussi le décor à planter, des couleurs à essayer après les ombres austères, pour les oublier d’un coup de réacteur. Il y avait l’envie, le désir de changer de ne plus se voir dans un miroir qu’autrement qu’avec le sourire, de descendre avec alex pour une bouteille de lait plutôt que de se perdre dans l’hôtel des coeurs brisés entre un cri et un chuchotement. Les caddies ne reste plus dans le chas d’une aiguille, pourtant tout est reconnu, les fringues sont rapiécées, vieilles de vingt ans, le son n’a pas de ride il a sa crème à disposition entre les doigts il tourne et avance. Caracolant plutôt que de caramboler on croit à l’opportunisme comme valeur refuge, et on tient l’amitié comme oriflamme. C’est la guerre mes amis, tous aux abris. Tous dans les stades on ne pilonne pas la religion, on la consomme, on la traduit en cours martiale entre deux citrons givrés comme une mouche sous acide gras. bâillonner la vision du monde change, on ne peut plus la crier, elle n’est plus futile en rebondissement. On parle de destruction massive, d’attaque à la radio de tête dans les bandes blanches. On croit aux changements grâce au magnétoscope, bondissant d’une aile à une autre avant que le bec vous attaque comme bouquet garni. A la poste avant-hier l’Europe était colorée, elle aimait les repas de l’ambassadeur. Pas vous ? et bien messieurs dames vous êtes servis. Je vous aime pouvions nous lire, on pouvait tuer ses parents ou crier la perte des repères. Une boussole, une corde mâle, une corde femelle, quatre petits et la liberté. Ce soir tout le monde aura entendu. Ce soir ce sera hier quand demain se rapprochera de son début. Le début de la fin, de début de la faim, faim de rester debout. Restons debout, courbons l’échine, les voix sont impénétrables, les voix sont parcimonieuses. Soupons autour d’un feu sacré et amusons-nous, cela n’est qu’une suite de maux. Achtung U2 parce que c’est vous, et que vous le valez bien. Un clignement d’œil et ce sera la fin du monde, et nous serons bien ensemble. En vous aimant même si la carapace se lezarde.