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L’idée saugrenue que pouvait être celle de réunir un label et une chaîne de télé n’a de sens dans notre beau pays (celui de Cali) qui star académise les esprits grâce à un Pascal Negre aussi proche d’un artiste que la sangsue l’est d’un mollet bien drainé. Si Stones throw s’acoquine avec le diable (la télé) c’est avec adult swim afin de ne pas tromper les parental advisory de la pudibonderie des participants aux tournantes des maisons toujours aussi blanches. Chrome Children est pour le connaisseur de rap que je suis (songez que je crois toujours que Mc solaar est le membre d’IAM) un dépucelage qui fait du bien là où cela fait mal. A défaut de me ruiner dans une production que je me targue parfois de ne pas l’alimenter en collier en or c’est avant tout le plaisir de me dandiner nonchalamment sous les sonorités brésiliennes de Koushik ou encore de m’encanailler chez madvillan. Compilation totalement inédite, Chrome Children donne au fossoyeur du rap des raisons d’aller revendre les actions de chez la maison borniol pour des actions chez Vuitton ou Armani, à moins que cette écurie intelligente ne tombe pas dans ce panneau de la pouf attitude. Good idea mon sucre.