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La difficulté de chroniquer ce deuxième album de Charlotte réside dans le temps séparant le premier de celui ci, mais surtout de la difficulté de ne pas parler des parents. Ma mauvaise éducation me fera dire qu’en même temps Air, Jarvis Cocker, Neil Hannon et Nigel Godrich ne se seraient pas déplacés pour un album d’une Charlotte Lambda. 5 :55 est un album quoi que l’on puisse dire avec une touche gainsbourienne. Outre les touches indéniables vers le Divin Melody Nelson les clins d’œil sont multiples, dés la première note de 5 :55 (le titre) qui lorgne vers je suis venu vous dire que je m’en vais. Mais il serait injuste de se limiter à cela. Tout d’abord car les chansons vivent et vivront sans aucune tutelle, pas même celle du grand Serge. Ensuite Charlotte ne chante pas pour autant des morceaux de Air, ceux-ci réussissant même l’exploit d’à la fois se renouveler et de se faire oublier. Ensuite et c’est là l’essentiel on y (re)découvre une Charlotte au chant, une fille libre, à la fois fragile et assurée car intéressée par l’accident. Articulé autour du très british the songs that we sing, 5 :55 est à l’image de Charlotte à la fois discrète et forte n’ayant besoin d’affirmer par des soubresauts une identité que l’on devine certaine. 5 :55 est un beau disque d’accidents, ce qui surprend d’autant plus face à de tels chirurgiens de studio. N’attendons plus vingt ans.




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