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Le dernier album de Yann Tiersen se nomme les retrouvailles. Je n’ai toujours pas compris ce titre. Est-ce les retrouvailles de Yann avec son minimaliste primaire ? est-ce les retrouvailles de Yann avec l’industrie, ou n’est-ce plutôt les retrouvailles, et les rencontres de yann avec des artistes de cœur. Et c’est là tout le dilemme dans un album de Yann, c’est que l’on fini par se le procurer, pour écouter les autres, écoutant les instrumentaux de Yann comme des interludes charmants, mais finalement si obsolètes. Car comment luter à pied égal quand certaines pièces on le loisir de se voir accompagner par Liz Frazer en grande forme, par Stuart Staples, sur un morceau qui pourrait très bien figurer sur l’album solo de l’homme des tindersticks tant son empreinte est grande ou encore par une Jane Birkin méconnaissable, ayant laissé son accent finalement ridicule à l’entre du studio, pour une grande émotion. On en viendrait à regretter le raté éthylique (ou non) de la déjà vieille garde de l’ex renouveau de la chanson française, pour des retrouvailles qui valent surtout pour une séance inestimable sur un dvd qui ne l’est pas moins. Plus comme une aventure que comme un album réussi, les retrouvailles nous auront donné le temps d’accepter des joyaux dans un écrin en coton.