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C’est étonnant, c’est même quasiment une anomalie sur ADA, mais jamais un album de Kim n’a été chroniqué. Nous connaissions Kim, l’ayant même croisé sans lui parler dans la FNAC de Bordeaux (facile une coupe de cheveux de ce genre ne se croise pas aussi facilement qu’un brushing Jacques Dessanges). Alors que mon MacBook de chez Apple est sur mes genoux, et que mon train Alstom m’emmène dans ma campagne d’adoption, il est étrange d’écrire sur un chanteur que l’on connaît, sans jamais n’avoir eu le loisir, et m’envie d’écrire une chronique. Un Hollywood Chewing Gum pour me rafraîchir l’haleine chargée par une consommation abusive de Kit Kat, une goulée d’Evian et voilà prêt, mon casque Sony sur les oreilles.

Si cette accumulation de noms de marques vous donne la gerbe, ne vous inquiétez pas, c’est juste un clin d’œil vers les années 80. Car « Mary Lee Doo » est un hommage à peine voilé à ces années du début du matraquage. S’inspirant de cette musique, et de celle des génériques télés des années 70 de « Aujourd’hui Madame » aux « Jeux de 20 heures », Kim donne au synthétique des vertus nouvelles. Les chemises ne nécessitent plus d’être 100% coton ou satin, le grammage des serviettes de bain ne joue plus sur le séchage, Kim rend doux ce qui pouvait donner des réactions urticante (« No One Is There » est une chanson remplie de bruits atroces, mais Kim rend le tout attachant). Sorte de Zébulon à qui on ne pourrait pas laisser moins de vingt trois heures de sommeil, Kim se réveille pour les jolies filles, l’amour, jouant le rôle de l’épicurien vite rassasié. Bricolé, « Mary Lee Doo » séduira les gens au sommeil médian qui pourront se mettre dans la tête ces mélodies sucrées et subtilement échafaudées.

« Mary Lee Doo », où comment rendre les années 80 sympathiques.




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