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Ciel que ce disque commence mal. Ce maniérisme à la Patti Smith, donnerait même de l’urticaire à un jury bêlant des banalités d’un radio crochet télévisuel. Cette introduction a capela, avec un son sec simulant une proximité factice, m’a soudainement fait sortir des boutons, comme si des guêpes s’étaient servies de mon épiderme pour y déposer un dard pas très amical. Cette faute de goût passé, « She Keeps Bees » joue son rôle que les critiques ne manqueront pas de lui coller de liaison entre les points d’un triangle dont les points seraient Cat Power, Patti Smith et PJ Harvey. Elle aurait la sècheresse de l’une, la timidité farouche de l’autre, et l’esprit presque shamanique, et donc exaspérant de l’autre. Econome par la suite dans sa musique, Nest ne l’est pas dans ses poussées, empruntant même à la soul cette façon fatiguée d’attaquer les phrases pour mieux nous les projeter en pleine face. La guitare ne joue pas les mendiantes, mais elle cherche une pièce pour éclairer sa tonalité, alors que la batterie elle, touche du doigt une fatigue implacable, avec le sentiment que chaque coup est le dernier, une forme de résignation, teintée d’un espoir presque blasphématoire dans ce contexte. Nest cherche peut être au final trop la petite bête, et oublie le naturel, sauf peut être sur « Focus » libérateur. A vous de juger.




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