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L’été, la chaleur, les filles en jupe, les terrasses comme des fourmilières, et pour 2004 Bertrand Betsch et son délicieusement déprimant Pas De Bras Pas De Chocolat. Se servant du temps qui passe et ne repasse jamais, Bertrand nous parle de la perte de celui-ci, de nos travers quotidiens à le faire fuir, à le consummer par lascitude ou par habitude. Mais la dualité est là, car nous le jettons par la fenêtre mais en même temps nous ne pouvons que maudire ces aiguilles qui tournent pour ne jamais s’arrêter. Utilisant des métaphores pour le sexe comme Bertrand le dit si bien (temps beau) Bertand ne perd pas son temps à la plaisenterie et balance le tube iméprobable que Dominique A n’a jamais transformé (pas de bras, paps de chocolat) grace à la blague la plus méchamement mauvaise que je connaisse. Alors que la chanson française recommence quoiqu’on en pense à revivre des heures sombres (l’inéfable Benabar, le flamby Delerm, et Dominique A qui fait autre chose, va autre part) Bertrand Bestch avec un détachement, une mechanceté blanche (le lundi c’est maladie) et un talent mélodique rare, lui signe la meilleure nouvelle que la chanson française nous ai donné depuis des lustres. Bertrand se demande si nous sommes toujours nous même avec le temps (l’ancienne peau) il est fort à parier que lui ne sera plus le même dans les yeux du public avec un tel disque. Ou alors Bertrand aura définitivement raison, nous perdons notre temps de peur de trop le conssumer, alors qu’il file à l’anglaise. B.B. sans mépris avec le god-art. A découvrir absolument.




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