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Blanche est la couleur de la peau de Tracee mais blanche n’est pas cette musique, un son sorti d’un film de Jim Jarmusch faisant une relecture de Freaks de Tod Browning avec dans les roles principaux Tom Waits et Debbie Harry. Un couple d’amour violent et de rupture impossible (bluebird) un couple d’amour vache au millieu des toiles d’araignées de la chaleur d’un soleil de plomb, dans des fringues sans âge mais pas sans senteur. Depuis longtemps cette folk terreuse n’avait pas fait une rencontre aussi remarquable avec la proximité, avec le vécu (do you trust me ?) journalier, avec les forces les faiblesses, proposant même une thérapie passive lancinante et addictive. Il faut croire en blanche, il faut la suivre, même si on sait que la garce nous jouera un tour par derrière, car c’est avant tout ce que fait son charme, cette propention à tout chahuter dans l’arrière boutique. Si certains jouent avec les monstres dans le souhait de nous faire peur, ici on fait le monstre, on est le monstre, mais on pense avant tout à séduire avec des grimaces mouillées par les larmes. Rouge de plaisir.




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