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L’année 2001 n’est guère bénéfique pour les apôtres de la restauration. Après le départ de frank black de sa charcuterie, c’est un nouveau corps de métier de l’alimentaire qui subit un coup d’arrêt. Neil Hannon et sa Divine comedy ont décidé de fermer la pâtisserie et de solder à qui en voudra les restes de ce festin sucré et sur-calorifique de fin de siècle. Conscient d’avoir tout lâché sur le quatrième album neil a grandi frôlant même le gâtisme sur certains titres comme Timestretched (neil prend un sérieux coup de vieux, le temps qui passe, l’angoisse universelle exposée en trois minutes) le eye of the needle (et dieu dans tout cela) ou le très rétrograde dumb it down. Si fin de siècle est une erreur lost property, sublime ballade contre l’accumulation, la répare en économisant les effets tout comme ce bad embassador version léchée de l’assistant parlementaire, un pure bijou pop. Pour en arriver là, à cette remise en question, le travail n’a pas du manquer, en témoigne de note to self, un agenda qui explore la notion de besogne. Une chanson à la force du poignée mais à la durée interminable. Mais de ce travail peut naître des merveilles. Perfest lovesong, neil en bon prince charmant qui tien à réviser ses classiques pour jouer son roméo. Avec celle là il est sûr de rafler la mise, tout comme avec ce love what you do, très fortement influencé par talk talk première période (neil reprenait d’ailleurs life what you make it sur scène). Pour la suite c’est une interminable suite de plages sans relief. Mastermind , regeneration et the beauty regime nous assomme par autant de pauvreté, à en regretter les gros gâteaux. Un régime trop radical qui confine à la sécheresse. N’est il pas vrai qu’il vaut mieux faire envie que pitié ?




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