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Étions-nous allés trop loin ? la raison était elle encore de notre côté, quand sur la foi de trois albums (melow gold, one foot in the grave, odelay) et une compilation (stereopathetic soulmanure) nous avions vu en ce blondinet, le nouveau Dylan, le message en moins, mais le dévergondage en plus. Perdus que nous étions dans les louanges, nous lui avions donné le champ libre, ne critiquant plus ses productions suivantes. Le doute venait alors de notre mémoire, celle-ci ne se souvenant ni des pochettes, ni du nom des trois opus suivant. Le début nous avait alors mis sous une anesthésie, mais nous le savions pas à l époque, Beck aussi ! Avec ce nouvel album Beck semble sortir de sa léthargie, sans toutefois nous réconcilier. Guero est le disque d’un homme qui aurait préfère ne jamais connaître le succès, et qui aurait du faire avec quitte à pactiser avec le diable. Disque fantasque et joueur, Guero replante un décor sobre et accidenté, mais utilise une lumière fade pour tout éclairer. Beck a définitivement tourné le dos aux ânes et autres bodets, avançant à dos de cheval avec une scelle. Virage tout de même violent après trois travaux très cadrés, Guero donne à l’envie le droit de revenir, et au plaisir l’énergie de refaire surface. Un bon beck, une sucrerie amicale, le rouge aux joues de quelqu’un qui s’excuserait presque d’autant de promesses non tenues. Heureux de vous retrouver monsieur Hansen, mais nous faisons attention maintenant.




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