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Pari osé et gonflé, A Sign Of Relief est un album acoustique de Tara King th. Ce groupe que l’on imagine peut être trop dépendant de la production et des caches misères, avançait sans filet avec comme risque laisser entrevoir les coutures d’un costume en fin de compte mal ficelé. Tara ne pouvait pas tricher sous peine de nous poser des questions du genre, mais finalement tout cela était de la production. La réponse viendra de l’existence même de cette chronique qui ne pouvait naître que de la satisfaction. Dans A Sign Of Relief il y a déjà la Once upon a dream, la preuve que Portishead n’est pas qu’une ville non loin de Bristol mais aussi un terrain affranchi dans une France qui ne peut être préparée à cela sans défaillir. Am I that easy to forget confirmera voire surpassera ce que nous étions en droit de penser, avec en plus le plaisir de découvrir en Béatrice une chanteuse à l’éventail allant de la chair de poule à la tachycardie émotive. Pour it’s hard to be a cat, les Dionysos ne reconnaîtront pas un matou encore plus souple que Mathias et plus coquin que les couettes d’une Babette hilare. Entre atmosphère et tri sélectif, les Tara King th se promène avec une panoplie interchangeable qui s’encanaille (le pétillant brand new key) ou s’archive avec les difficultés (there are still things to gaz) de la lecture d’une idiome par un impressionniste. Tara King th a des reliefs qui ne finiront pas de nous étonner.