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De mes brefs passages dans les boîtes de nuit, il ne m’est resté que la magie de cette lumière si particulière qu’elle faisait ressortir tout ce qui était blanc ou clair. On pouvait alors à loisir deviner des formes que la lumière du jour ne pouvait déceler. Celle lumière prosaïquement appelée lumière noire faisait mon bonheur alors que mes oreilles subissaient le vacarme de la FM vomissante. Pour son grand retour Tara king th a utilisé cette lumière, jouant dans un noir suffocant, mais parvenant à rendre celui-ci d’une beauté rare, car parsemé d’instant solaire. Ce deuxième opus de tara king résonne en moi comme un soir ou Lenoir passa pour la première fois le numb de portishead, on sentait à cet instant que rien ne serait plus pareil. Après une bonne centaine d’écoutes, tara king theory ne donne toujours pas ses mystères, parvenant même à nous perdre là où la veille nous étions sûre d’y trouver du réconfort (club 84). Dés lors impossible de laisser échapper le moindre morceau, le moindre son, le disque fait bloc autour d’une idée de composition autour du noir, au plus prêt de l’espoir. Si five light feelings peut être le point d’encrage des aventuriers peureux, la porte d’entrée devra être poussée à son extrême pour sentir ce souffle à nul autre pareil. On pourra alors se demander ce que les mauvais rêves font quand ils sont seuls, et ce dire que comme le blanc il se mettront dans la lumière de noir de tara king th pour devenir des rêves sans équivalent. Chef d’œuvre ou disque de l’année, ce tara king theory est parti pour faire de l’ombre.