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L’attente entre le premier album et le second d’interpol était celle de la crispation et de l’espoir. Car aussi bizarre que cela puisse paraître pour un groupe habitué aux casseroles noires de joy division, nous avions collé le mot espoir à une musique qui coulait dans les abîmes avant d’être moulée. Antics ce second opus ne déçoit pas, il a comme son prédécesseur la faculté à ne plaire qu’aux patients, qu’aux coureurs de fond. Car à bien y regarder la musique d’interpol est complexe, elle paraphrase les rythmes en sautant les lignes, elle tiraille le son jusqu’à lui faire rendre son sang et enfin elle s’abime contre la voix de paul banks qui joue avec le fantôme de Ian Curtis comme un funambule dans le noir. Arty dans sa posture, interpol est en fait le groupe qui aura le mieux déterré un mort, sans le profaner, lui redonnant vie sous les hourras de guitares, riant à gauche et pleurant à droite. Ténébreuse et volcanique (not even jail) entraînante et pieuse, l’aventure antics prolonge logiquement turn on the bright lights, piégeant les dernières poutres apparentes dans un son a son maximum de gravité, comme sur l’énorme evil. Antics est le bruit que peut faire un groupe quand il décide de ce mettre en quarantaine du passé. On finira peut être un jour par se l’avouer sans honte, interpol est le meilleur groupe du monde, celui de la dignité d’un rock entre le noir et le blanc conservant une couleur. Bouleversant.




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