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Après le conte rose de la famille Chedid, c’est un roman dark à la Tim Burton que Dionysos nous présente à peine nous étions remis du Monster in live. Avec la mécanique du cœur on découvre que Monster in love portait déjà en lui les prémices d’un concept album, un disque livre comme il en existait à l’époque des microsillons, quand une voix façon diction « du français » nous racontait ces histoires de chevaliers, de magiciens ou de petites filles espiègles. Avec Dionysos, les histoires puisent dans les grimoires d’antant, dans les histoires de fantômes et des monstres d’outre-tombe, livres dans lesquels Tim Burton a puisé pour certaines de ses œuvres les plus marquantes. La mécanique du cœur c’est une suite de l’allégorie du premier Roman de Mathias. Le deuil passé il reste la vie et le monde des rêves et des cauchemars, mais surtout la cruauté de l’amour. La mécanique du cœur est une galerie des portraits et de scénétes dont l’épilogue sera narré par une invitée, car c’est là aussi que le coup de maitre de Dionysos se situe, car le casting est parfait voire incroyable. Cantona, Jean Rochefort, Emilie Loizeau, mais surtout Bashung font partie du casting de cet étrange histoire d’amour (même grand corps malade ne nous donne pas ici de l’urticaire et Olivia Ruiz nous charme des accents sépia de son chant). Si la fougue de Dionysos est laissée au placard (si l’on excepte le jouissif l’homme sans trucage ou king of the ghost train). Babet quasi absente c’est une nouvelle mouture de Dionysos qui s’offre à nous, un mathias omniprésent avec lui un groupe qui réussit à faire avancer la musique du groupe à pas de lutin, suffisamment pour ne pas stagner et faire fonctionner notre amour pour eux. La mécanique du cœur est un disque de Noël pour les enfants sages, les autres auront une punition benabarienne. Tic tac tic tac.