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Le lendemain d’une soirée fumeuse, les questions sont simples, basiques, pas de complément de verbe, juste un quoi ? et un combien, afin de savoir la provenance du combustible herbacé et le nombre fumés pendant la soirée. Souvent les réponses restantes sans réponse il est de bon ton de remettre le couvert et de rejouer de la rouleuse ou des doigts pour recommencer. Je ne vais pas jusqu’à dire que les The Green Flamingos sont adeptes du « Quoi ? Combien ? », mais la pratique ne doit par leur être étrangère. Avec un changement de line-up, le groupe donne déjà des indices graphiques. Une belle bouche moustachue envoyant de la fumée, elle même dessinant quelque chose entre les personnages de Foulon sous acide et un Dali qui se ferait cornaquer le peignoir par un Chihuahua belliqueux (ça y est je suis en monté). Mais l’indice principal est cette musique , mélangeant la soul des sixties avec le psychédélisme pop actuel, le tout pendant un voyage inter sidérant. Les chansons s’enchainent sans la barrière du tube, car « The Southern Oracle » a aussi cela de remarquable, il s’impose comme un objet entier, loin des collages et des rapiéçages pour faire un album, le tout se prenant comme un gros six feuilles préparées avec amour, en regardant des épisodes de Chapeau Melon et Bottes de Cuir avec une vitesse de lecture variable. Faites tourner.




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