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Le disque que Tim Booth aurait voulu écrire pour une carrière solo, ce qui lui aurait évité de reformer James, voilà dans un résumé grossier ce que je pourrais dire de ce brillant nouvel album de B. Fleishmann. Le Dj autrichien semble reprendre les choses là où Brian Eno avait laissé les choses sur "Wah Wah".

Très vite les textes s’imposent comme des mantras, et l’absence de texte sur les instrumentaux (lapalissade) est le bémol d’un disque qui nous emporte de façon jouissive et tranquillement dansante.

Les boucles sont espiègles et joueuses, s’entremêlant les unes avec les autres, mélangeant sonorité orientale, africaine, occidentale dans une grande fête sonore. Nous regretterons de ne pas avoir la souplesse du cou du hibou pour pouvoir tourner notre tête de gauche à droite au rythme d’un titre comme "There Is A Head ", machine improbable qui enverrait des bulles de savon sur lesquelles nous pourrions nous envoler.

Ce disque est une forme de chainon manquant entre une electro fureteuse et proche des travaux le plus pop de Brian Eno, et l’esprit de la musique indépendante des années 90.

Si les dernières nouvelles nous arrivant d’Autriche ont de quoi nous donner des envies de regarder Sissi en nous bouchant le nez, la musique de B. Fleishmann a le don de nous envoyer un courant d’air frais totalement emballant.




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