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Ludique. De quel mythique album des seventies la pop song Dr Dr Themefart Frustrating Himself Posed As Gay Old Nazi SS est-elle l’anagramme ? Je vous le donne en mille : The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars. To Be Elvis ? Nanny Got High Times ? Sex Duo ? À vous de jouer ! Les douze titres du nouvel album de The Sound Of Money devraient vous occuper le temps d’un Paris-Montbéliard, toujours mieux que d’éplucher la presse people ou s’endormir sur des sudokus moisis : le visuel de Two : Rhyme On — an anagrammatic exorcism of the 70s est également un véritable jeu de piste(s), et je ne vous parle même pas des chansons hautement kaléidoscopiques, qui elles-mêmes agglomèrent registres et références, inventant au passage le home computer dub jazz ou condensant tout David Bowie en moins de quatre minutes (oui, vous ne rêvez pas) – il y a du The Residents dans l’air. Sept ans après un opus consacré aux sixties, le quintet munichois remet le couvert, pour une collection de digressions fun et lettrées : d’un point de vue purement musical, l’ensemble tient carrément la route, à l’instar de la country pop Angry Hop Hop (jubilatoire violon crincrin), à mi-chemin entre Bob Dylan et Belle and Sebastian, de la comptine baroque All the Morning Drivers, o-e-o ! et du punkoïde surf Sex Duo, mix improbable entre les Slits et les Beach Boys. Plus loin, la lumineuse ballade lounge Red Roses, l’exotica cheap reggae Aha But No (chœurs délicieux), le funky chic arty To Be Elvis : les aventureux The Sound Of Money vous convient à une chasse au trésor de laquelle vous ressortirez l’esprit affûté et les oreilles enrichies – un Jumanji musical, impossible de résister.




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