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Michel Cloup ne changera jamais, et c’est aussi pour cela qu’il est encore là avec nous. Membre du mythique groupe Diabologum, et auteur de parenthèse estimable (panti will) il continue son bonhomme de chemin avec Experience pour un quatrième album où effectivement rien ne change. Michel n’écrit toujours pas de chanson, ce n’est pas le chantre du couplet refrain aux pieds prêts. Plus orateur ou scandeur, il édicte ses pensées indifféremment politiques, sociologiques ou philosophiques avec une verve, et parfois une naïveté adolescente. Derrière tout cela il y a l’envie de coller comme pour le premier album de Diabologum à cette mythologie du débuts des années 90, époque où les disques de Fugazi, de Sonic Youth, de Nirvana, de Sebadoh pouvaient fusionner en des splits incroyables, repoussant les limites du collage. Pas à un paradoxe prêt c’est quand Michel coupe le son du micro qu’il impose un titre, comme un hommage à cette génération, faisant prononcer clichet comme Kim Gordon pouvait le faire sur Goo. Un disque plantureux, qui oscille entre titres pop rock et morceaux que l’on jugeraient méchament de remplissage. Michel Cloup n’a pas grandi, nous si, mais avec lui certains souvenirs perdurent.