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Pour cette chronique du centre expérimental d’unique records j’ai décidé d’innover, de tester la chronique en direct live, laissant l’émotion brute dicter la main sur le clavier. Ces quarante minutes débutent par une installation atmosphérique dangereuse et inquiétante. De bruits perçants, comme si nos pas étaient remplacés par le tranchage de l’eau pas des coups de pagaie. L’environnement est lourd, l’air chaud est chargée en eau. Au dehors la nature semble épaisse et sublimement hostile. On crierait bien Baka à cet endroit pour que s’envolent ceux qui le peuvent ou voir se terrer ceux qui le souhaitent. Au fin fond de ce je ne sais quoi, on entend percer un appel, un signe de ralliement qui nous est totalement étranger. Nous laissons alors cette embarcation pour enfin marcher sentant que le moindre pas peut être le dernier. La musique se fait alors signifiante allongeant les temps, ceux-ci proches de leur dénouement. Une mouche m’a piqué d’un venin plus que puissant qui altère la perception et me fait rentrer dans un domaine nouveau mais pareil ou l’inverse. Mes pas sont lourds, ma tête tourne puis décide enfin de se fixer, droite dans les nuages et prend les nuages inquiétants comme autant de bouées de sauvetage possibles. Une pluie douce ramène progressivement à cette réalité fantasque, un courant, enfant du Labradford nous ramène vers la berge aux contours griffonnés. Le cœur retrouve sa cadence normale, tout était un rêve ou un cauchemar, tout était dans votre tête, votre tête va mal, les scories prennent le pouvoir de vos neurones, tout tourne vraiment, tout bourdonne et en reprenant le disque dans la main j’ai d’un coup la sensation que le personnage du logo d’Hitomi vient de me faire un clin d’œil. De la paranoïa ou du vaudou !.




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