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Et si la musique était une question de cou ? si le promontoire de notre tête était la clé de sol de nos aspirations qu’elles soient bruitistes ou mélodiques. L’époque est au cou droit, le musicien cachant son semblant de timidité commerciale derrière une mèche, qui ne se rebelle plus, gélifiée dés la fin de la douche. Revenant au cou, quand il donne à la tête le droit de regarder en bas, il lui restreint son horizon visuel, mais il lui permet de ce fait de se concentrer plus sur son instrument, quand celui ci barre son corps en deux. Gliss fait parti du groupe des cous cassés, des têtes dans les chaussures. Du coup leur son s’en ressent. Les guitares déploient un discours que même un commentateur de football argentin sur une traversé de Messi ne pourraient entamer avec la même puissance et vitesse. La basse elle est ronde, appuyé par une rythmique qui se veut tout à la fois élastique et lourde. Petits enfants de groupes comme My Bloody Valentine, Family Cat ou Ride, Gliss est un mastodonte sonore qui sait se faire plus calme quand il aborde des contrées plus liquides quand il faut dormir. Mais la beauté chez eux passe avant tout par une déflagration sonore à peine contrôlée par le chant de Victoria, tout aussi lascive que fatiguée, fan à ses heures de Death Metal. Derrière ses couches sonores que ne renieraient pas la crème du revival 90’s le trio prend toujours garde de ne pas trop parasiter la ligne qui permet de rester accroché à la berge. Gliss a donc le cou qui met la tête parallèle au sol, mais comme le sol ne survivra pas à la déflagration de titre comme « Anybody Inside » et ses fantômes inquiétants, la tête n’a pas fini de tourner, même dans un vide comblé par des tonnes de son.




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