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Après Frànçois and the Atlas Mountains, Talitres nous offre en une semaine, un deuxième album attrape cœur, une pièce évidente de notre panthéon musical, quand il est question de partage après l’écoute. Le Loup était une divine surprise avec son premier disque, faisant de l’enfer de Dante une république hospitalière et remuée de l’intérieure, donc vivante. La Loup a depuis agrandi son troupeau, et a pour l’occasion opéré à cœur ouvert son premier effort. "Family" est une véritable osculation des méandres du premier album, avec comme principal organe visité, le cœur, centre vitale, et percussionniste influant. "Family" est construit autour de ce moteur. L’album semble jouir de cette rythmique étonnante (« Beach Town » est a lui seul un plaidoyer pour la fin du folk frileux) portant des harmonies vocales à donner aux Fleet Foxes le droit de passer chez un barbier histoire de ne pas se prendre la barbe dans les roues de l’engin qui va essayer de poursuivre "Family". Dénué de toute démonstration fondamentaliste, Le Loup échafaude plus un précis à l’usage des mélomanes à bout de course. Comme Animal Collective, l’union est le principal poumon, le souffle, tout le monde partant dans une direction, pour mieux se rejoindre en un point névralgique. Presque baba sans le caractère parfois béat de stupidité des chevelues aux enluminures de pétales, "Family" est un grand disque impressionnant de liberté et de recherche de vie, perçant ce coffre fort qui est le cœur. Le Loup vient de nous faire signer un pacte avec lui, et le sang qu’il nous offre vaudra tous les sacrifices. Disque monstrueux.




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