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Les deux adolescents de la chronique précédente. Deux ans plus tard. Au sortir du Lycée. 12h30. -On fait quoi mec là ? -Sais pas. Tu reviens cet après-midi toi ? -T’es guedin, trois heures de cours, moi j’suis rincé ! -Trop en accord avec toi mec. Les profs i’sont lobotomisés ou quoi, moi après 20 minutes de cours j’suis bon à regarder Attention à la marche… -Ton garage est libre mec ? -Sûr. Grimpe sur mon scoot mec ! 10 minutes plus tard. Dans le garage. -Cool mec t’as mis des tentures… -Ouais. J’viens ici écrire mon blog. Sur le mac portable à ma mère… -Trop jouasse. T’as de l’acétone ? -J’ai arrêté mec, ça me donnait des mycoses nasales. J’ai du teuchi en revanche [il utilise en revanche depuis son plus jeune âge : sa mère lui serinait que " par contre " ne se disait pas…]. On s’fait une tulipe mec ? -Affirmatif mais glisse nous un skud mec, c’est trop silencieux. La musique emplit le garage. -C’est bon ça. C’est quoi ? - Another Intervention de Down To Earth Approach [depuis deux ans il a progressé en anglais. D’ailleurs sa mère, encore elle, a exigé du proviseur qu’il rejoigne la Seconde Européenne avec ses copains du Contry-Club. Elle avait lu dans Psychologie qu’il risquait une " déstructuration de sa psyché " s’il en était séparé] -Chanmé. Ça s’rapproche trop des Get-Up Kids mec. -Clair, p’têt’ un peu l’esprit Sunny Day Real Estate aussi, dans les lignes de basse [depuis deux ans, il lit Rock Mag]… -Tu t’souviens quand on écoutait Hot Rod Circuit ? -Putain la tehon. Tu sais que Julie m’a téj pour ça. -M’étonne pas. Sérieux moi l’album j’l’ai foutu dans un bol d’acétone… -Pas cool mec. C’était notre jeunesse quand même… Votre carte d’identité soutient toujours que vous n’êtes pas né en 1988 ? Vous continuez à vénérer Wayne Kramer ? Vous ignorez que d’Avril Lavigne et du chanteur de Sum 41 c’est ce dernier qui se tape la vaisselle à la maison ? Ce disque ne viendra pas non plus grever votre budget cd… Outre que vous ne constituez pas le cœur de cible du groupe, vous parviendrez sans mal à son écoute, à la conclusion que DTEA construit son répertoire à partir d’un unique morceau. Pas fondamentalement mauvais au demeurant. Mélodiquement aguicheur, rythmiquement impeccable et traversé par quelques chœurs que l’on ne peut se décider à gratifier d’une moue dédaigneuse. Seulement voilà ce morceau s’étend sur l’ensemble de l’album. On lui prête d’autres noms mais au détour du refrain il tombe systématiquement le masque. En outre, l’émotion dont le chanteur charge chacun de ses textes sent la fin de soldes. DTEA rassemblera à n’en pas douter les foules pour laquelle cette musique semble conçue. Prenez garde cependant amis de DTEA, l’humeur adolescente est changeante…




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