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  • 2 janvier 2009 /
    Leopold Skin
    “Leopold Skin and the Blue House Dandelions” (kütu Folk)

    rédigé par gdo
    7 votes
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La question est toujours la même, comment à 21 ans on peut écrire des chansons qui font tout à la fois appel à la sagesse et à l‘expérience. Comment du haut d’un cinquième de vie, on peut descendre de sa montagne et livrer des chansons qui pourraient sortir de la plume d’un Dylan débarrassé de cette tension face à une mort prochaine. Tout droit sorti des alpages dans lesquels il aurait construit ses ballades intemporelles, Leopold Skin a le cheveux long, l’allure d’un sage pour qui la solitude est la meilleure façon de ne pas connaître la souffrance de l’abandon. Avec des chansons terreuses Leopold Skin semble vouloir s’envoler ne plus toucher terre. Souvent touchantes ses chansons font appel à nos propres fêlures pour les traduire. Presque enfantin quand on l’imagine découpant des bois de cerf pour les coller sur une montagne, mère protectrice mais aussi bourreau, il l’est encore plus quand il parle de ses jeux d’enfants avec ses frangins, comme si la conscience enfantine était chez lui tout aussi importante que les premier émois intellectuels de la vie d’adolescent ou d‘adulte. Disque le plus intimiste de la galaxie Kütu Folk, Leopold Skin est aussi le plus touchant, celui dans lequel on sent le plus la présence de l’absence. Un grand disque folk solaire.




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