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Nous étions passés complètement à côté du premier album de The Horrors, mais qui s’en plaindra, franchement. Brouillon, tenant que par une énergie rageuse, le groupe ne nous la faisait pas comme disent les jeunes. Si ce second opus avait le droit de passer un examen de passage supérieur, il le doit à cette belle étiquette, produit par Geoff Barrow de Portishead. Vous n’imaginez pas manger des œufs sur le plat, mais si un grand chef s’y colle, vous verrez, (sauf si c’est Veyrat et ses pipettes) vous laisserez de côté votre entrecôte à l’estragon. Avec géo trouvetou au pays de la mine aux commandes, The Horrors n’a pas fait un pas de géant, il a changé de catégorie. Certes il reste comme Interpol par exemple, une pâle copie de Cure, Joy Division, My Bloody Valentine mais il a l’originalité de chanter dessus comme un Morrissey avec le fisc au fion, comme Whipping Boy avec un cerveau, comme on attendait de ce genre d’initiative, pure perte si l’on songe à la montagne à gravir. On ne saurait trop vous conseiller d’écouter « New Ice Age » et d’imaginer Geoff intimer l’ordre au groupe de s’auto consumer sur place, c’est un grand moment de rock noir, que The Horrors représente, avec une sérieuse envie d’en découdre avec la mort. Il y a quelque chose de pourrie et de dark à l’écœurement dans ce disque, qui me le fait aimer, comme si des gens se saignaient en live, comme un acte artistique et gratuit. C’est cela The Horrors, un groupe gratuit, mais que l’on accompagnera cette année jusqu’au bout du tunnel sans fin.




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