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Vous voulez connaître avant tout le monde le nom du groupe qui pourrait définitivement mettre Bono et sa bande à la retraite, voir Coldplay enfin finir dans la dépravation alcoolique et psychotique, et donner, pourquoi pas, du fil à retordre à Radiohead. Avec « Union » je ne me transforme pas en madame soleil (vous aviez vu son physique !) mais je suis capable de lâcher les derniers euros sur mon PEL pour parier sur le devenir radieux de ce groupe. Lyrisme exacerbé, parfois énervant, retour à un rock héroïque sans la grosse cavalerie pour autant, et absorption de façon intelligente de références très larges. Un chanteur qui ne se fait pas prier pour tout lâcher, des guitares qui ne passe pas par une thérapie longue et fatigante avant d’affirmer leurs amours pour les notes lumineuses, et des mélodies qui ne vont pas s’échafauder au prix de plusieurs employés morts. « Union » est un disque simple mais lumineux, une vraie tuerie pop rock qui va défriser les Ayatollah, que nous sommes ici parfois, de la nouveauté et de l’ascétisme des effets. Non « Union » s’assume comme un « OK Computer » scolaire, comme une tragédie pour pas mal de groupes passés par la moulinette du temps, comme The Verve (« These Walls Are Thin »). Si vous pensez que fuir le bonheur est un geste courageux, « Union » pourrait vous prouver le contraire, tant il est à parier que des plumes seront prêtes non loin de la marmite de goudron, mais pourquoi passer à côté. Divers et varié (« Evacuate » comme un titre d’Interpol sans la morgue maquilleuse), ce Union est une preuve que l’on peut toucher le plus grand monde, sans pour autant se compromettre dans quelques chose qui nécessiterait un procès pour crime contre l’humanité des années après. Une union de bonheur.




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