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En ouvrant l’enveloppe qui contenait ce nouvel album de Karkwa j’ai eu cette phrase définitive, et caricaturale, « mais qu’est ce qu ‘ils me veulent encore les frangins de céline dion ». Il faut dire que les deux premiers disques avaient eu sur moi un effet de crispation pas connu depuis des lustres. Le simple fait de voir ce nom de groupe à la consonance très ch’ti, donc très à la mode chez nous, me donnait une envie de transformer ce webzine en un site sur l’ostréiculture. Mais c’était sans compter dans le souffle qui accompagne la sortie de ce disque, peut être un vrai vent puissant. Il ne faudra pas attendre longtemps pour que le jugement change sa doublure. Dés « A La Chaine » votre humble chroniqueur est parti s’acheter une virginité, assouplissant sa fierté, hurlant sur les changements de rythmes de ce titre, levant les bras tel un Pauleta aigle royal, porté par cette rythmique sèche et ce lyrisme quasi suicidaire. On pense d’emblée à Radiohead (« Dormir Le jour » en sera une confirmation, un plagiat quasi éhonté) et à Arcade fire pour cette enchevêtrement, cette course folle vers l’accident, le tout avec une classe immense. Pas de temps mort sur un disque échevelé, une poursuite du temps perdu (sur les deux premiers disques ?) avec des mots (bémol aux expressions du cru souvent comme des moustaches à la Joconde) qui traduisent des maux souvent bizarres. Un souffle épique ressort de ce disque qui a su allier mélancolie avec force et rage. Karkwa signe avec ce disque son chef d’œuvre, son monolithe autour duquel je ne vais avoir de cesse que de tourner, car avec lui la phrase « tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir » prend tout son sens. Vive le vent.




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