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Sur la pochette de Café Teatro un homme marche sous le soleil dans une contrée désertique. Immaculée de blanc, la pochette n’en est que plus bavarde sur la teneur de cet album. Tout au long des neuf plages, ces basques n’auraient de cesse de combler le silence, sans le rendre imperméable. Derrière une structure simple (guitare, basse, batterie, trompette), Café Teatro reprend les choses là où Mark Hollis les avait laissé avec Talk Talk. Moins pyramidales, ces instrumentaux n’en demeurent pas moins des constructions au combien généreuses, mathématiques et souples. Tout au long du disque, on sent que la leçon du tableau noir a vite perdu quelques particules de craie, et que l’improvisation calculée gagne du terrain. S’il est impossible de ne pas penser à Slint ou Tortoise, il est de même impossible de ne pas s’émerveiller face à ce Café Teatro et d’envier cet homme seul, dans ce lieu immaculé de blanc, seul à flotter sur ces lignes, ces courbes mystérieusement époustouflantes. Très grand disque.




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