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A peine sortie de la tête et des bras de ces concepteurs, le nouveau rock, incarnation d’un passé rock plongé dans une marmite dansante, entame déjà sa longue et lente agonie vers les bacs de solde. Parions le dés maintenant quid de bloc party ou Franz Ferdinand sans une dizaine d’années, ou dans une reformation improbable de ces groupes avec comme support act les loosers de l’époque. Gomm lui n’a pas codifié à outrance ses aspirations, rentrant dans le dictionnaire avec la douceur d’un chimpanzé aveugle et épileptique. Inclassable et incassable cet album préfigure trente ans d’histoire sans jamais donner l’envie de porter au mur une frise chronologique. Tendue et vorace, quintessence du plaisir de la glisse, le groupe rigolera d’avance de ces papiers, ne voulant s’approcher d’une quelconque thèse, sauf le just for the fun, always on the wall. Si sonic youth se formait actuellement il aurait sorti un album aussi brillant bruyant et dadaïste que destroyed to perfection et ce serait appelé Gomm. On avait beau nous le cacher pour nous perdre, nous avons retrouvé la trace d’un rock plein d’avenir et construit autour d’une électronique rageuse. Gigantesque.




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