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  • 3 mars 2010 /
    Pumuckl
    “carbone”

    rédigé par gdo
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Je cale mes pas dans les pas de Pumuckl. Pumuckl, le meilleur ami d’ADA, ou peut être son ennemi intime que l’on adore surtout adoré, mais au fond ce type nous pourri la vie autant que la peluche du même nom doit les briser menu aux tête blondes outre Rhin. Car oui, à votre grande surprise Pumuckl m’énerve, m’exaspère, faisant de mes journées, après chaque sortie de son laboratoire personnel, des moments de servilité que le repos arrive tout juste à s’échapper. Un de ses devanciers avait eu le même impact sur ma laisse musicale, car depuis le début des années 90 quand il pleut les bras m’en tombent, quand février approche je chante, les lapins sont mes copains et je ne parle même pas des oiseaux vers lesquels toute mon admiration va. La comparaison n’est pas inopportune, même si Pumuckl est moins francophile (à mon grand désespoir) que Monsieur A, il touche à quelque chose d’impalpable et d’inexplicable qui fait que l’on se sent tout de suite proche de ce type à la fêlure sensible rien que dans la voix. Le binôme Carbone qui ouvre ce EP impose son atmosphère à tout le reste, tout ce qui nous entoure est d’un coup sous l’effet de carbone, sous son joug, sous sa coupe. Carbone devient dés lors génial comme au bout de trois minutes quarante, que Pumuckl descend finissant par un let’s go to bed plein de signifiant. Mais qu’est-ce le carbone, si ce n’est une pierre précieuse qui n’aurait pas réussi. Le cousin sans lumière de cette même pierre. Et c’est toute l’ambivalence entre les deux parties de ce jeu entre ombre et lumière. A ce jeux Pumuckl va y jouer tout au long de ce disque notamment sur un Buprénorphine qui nous fait peur, qui fulmine dans ce que pourrait être le chant d’une église nouvelle. C’est bien là, la nouveauté de ce Pumuckl nouveau, un chant qui s’envole qui s’irradie, se chauffe tout prêt du ciel sans se brûler, car tout le monde le sait le soleil ne brûle pas les esprits purs. Prêt du feu, prêt de la glace (mission accomplie) dans les failles laissées dans la glace par le passage de Sigur Ros, Pumuckl mais là plus précisément Stéphane chante une vie=une seconde, une suite légitime à sommeil léger, avec ce brin d’immortalité des naïfs qui fera que je vais danser devant vous. Monsieur Pumuckl, merci d’exister.