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Qu’il est bon de se faire prendre à rebours. De prendre un max de plaisir là où on ne n’imaginait pas en prendre. La première écoute de Stereozor avait été une rencontre sans suite, une simple discussion sans suite, parasité par le son trop lourd qui couvrait les moindres tentatives de communication. « Skudy Dank » avait le mauvais rôle de maitre de cérémonie, costume trop grand pour un morceau pas assez direct, qui se laissera apprivoiser qu’après plusieurs présentations, tout comme « Steel » véritable rythmique dévastatrice avançant avec bestialité et rationalité. Tout cela nous amenera vers « Extic Bored » titre gigantesque, catapulte d’émotion et de son, une transe rock dansante sans ostentation. Il y a dans ce titre comme un arrière gout de la Washing Machine de Sonic Youth emmenée en réparation chez Fugazi ou Trans Am.

Après cela on pourra mourir comme dirait le fils de Thierry Rolland reconverti lui dans la chronique musicale, sauf qu’avant de se soumettre à la faucheuse « Daven » ne sera pas que l’ultime moment de rage à envoyer à la face du monde, ce sera aussi une punchline envoyée à la surcoté scène anglaise à la tête de laquelle Bloc Party fait figure de tête de gondole périmée. L’émotion est même au rendez vous avec ce jeu au chant. « All First Wild » pourra alors finir le travail de façon plus rêche (finissant même avec un son sec) avant que « Psychotic Mug » clôture le ban. Introduction inquiétante et très cinématographique avant de laisser dévaler ce titre presque dansant, très sonique.

Groupe d’une rencontre entre deux ex-Heatseeker et d’un Bushmen, Stereozor n’est pas un dinosaure comme son nom pourrait le laisser à penser, mais plutôt un groupe à l’énergie communicative. Montez le son




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