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A trop écouter Programme on en oublie sa propre vie. Le " ce que vous entendez est faux " et d’une vérité implacable car cette phrase est fausse dans sa vérité. Faux certes mais la suite ne mérite pas la moisson. Collage, découpage, air lourd et pesant (Philosophage 1) Pumuckl (alias stephane Lheraut) va chercher une rythmique au tréfonds du fond derrière un habillage trompeur. Tout cela reste ambitieux et réussi le tour de force de ne jamais ennuyer. Pumuckl avance comme une sonde sur des ruines (Philosophage 2). Sur une electrop politique et citoyenne Pumuckl sillonne ce qu’il peut recouvrir d’un nuage pessimiste. Suivant les cordes d’une symphonie achevée mais éphémère (interméde) c’est un papillon tremblant qui recule à l’idée de sortir. Morceau de bravoure placé en milieu de disque, Philosophage 3 est de facture plus classique mais tétanise car il oublie de s’oublier et se colle à son propre destin devenant sa propre histoire dans son propre cheminement. Quand les tiroirs s’ouvreront les vides parleront ! En ce perdant dans l’espace temps Pumuckl a trouvé la lumière quitte à se bruler à son contact et à ne plus donner signe de vie que les par les ondes d’un compteur Geiger. L’histoire tourne alors sur elle-même et la concision se fait porter pâle. Mélangeant Pascal Comelade à GYBE (philosophage 4), jouant dans les grands espaces (conclusion), Pumuckl est un projet qui en finissant pas un sous la neige plus que suggestif ne cache pas ce désir de faire parti de cet esprit frondeur qui faisait entre autre l’intransigeance de Lithium et sa légitimité ad vitam eternam.