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Il aura fallu cinq albums et une première signature chez kranky avant d’entendre parler du néo-zélandais Dean Roberts. Que de temps perdu ! Be mine tonight est composé de quatre longs morceaux entre expérimentations, improvisations et introspection, qui accompagneront de préférence les insomnies, rêves éveillés, ou tout moment de solitude. La voix, susurrée, n’est pas toujours juste, les instruments, eux, donnent parfois l’impression de ne pas avoir été accordés, et pourtant… l’effet est immédiat, l’addiction irréversible. La mélancolie, qui pénètre comme un poison salutaire, est faite de la même essence que celle qui illuminait " the cycle of days and seasons " (hood), automnale. Les ambiances crépusculaires, les rythmes légèrement jazzy, et puis surtout, ces silences assourdissants, entre deux soupirs, entre deux accords de guitares, sont autant d’éléments qui rappellent " laughing stock " (talk talk). Mon disque de l’année passée.




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