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Certains groupes se remettent en question de disque en disque, explorent des horizons différents à chaque fois, ou presque. on y voit un signe de liberté. liberté artistique, de faire ce qu’on veut, sans (trop) se soucier des ventes. chez robert wyatt, rien de tout ça. et pourtant, robert est libre. robert va où il veut. s’il met des années pour sortir un disque, ce n’est pas parce qu’il se remet en cause. pas de révolutions chez lui ailleurs que dans certains textes engagés. s’il met du temps, c’est qu’il le prend. il ne se presse pas robert. il ne se bouscule pas. rien ne ressemble plus à un disque de robert wyatt qu’un autre disque de robert wyatt. parce que la musique de robert est l’incarnation même de l’idée de liberté. the forest, par exemple, sur son dernier disque, est un moment touché par la grâce comme on en fait rarement. un de ces morceaux qui fait croire en la musique comme un moyen de toucher au plus profond de l’âme. robert a la voix la plus belle que je connaisse. une voix capable de faire sourire, rire, pleurer tout ça en même temps. à chaque fois, à chaque disque, un bonheur incroyable m’envahit. un sentiment de plénitude. l’impression que quelqu’un a enfin réussit à rendre compte de l’ensemble des sentiments, sans les séparer, les décortiquer, mais en les mélants. il y a de tout dans cuckooland. des expérimentations qui tendent vers l’électro, du jazz, forcément free, des guitares - de david gilmour - des choeurs à faire fondre le groenland - de brian eno notamment -, il y a de l’autodérision, de la joie, de la bonne humeur, du tragique, du politique, du triste, de l’amour, de la mort. cuckooland, c’est la vie. la vie faite disque. bref, un disque ada ! .




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