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C’est dans ses malles que Roger Quigley avait cache quelques un de ses plus beaux trésors. En vacances des Montgolfier brothers, Roger s’est vu proposer de compiler des œuvres passées par l’excellent label espagnol green ufos. Après un nettoyage que les puristes des brocantes trouveront déjà de trop, Roger s’est amusé à les réenregistrer. Fort de son expérience avec les frères du ciel de silence, il a orchestré ce disque comme une plongée sobre et irréversible dans le plus voluptueux des cafards. Ces chansons belles à mourir auraient pu trôner dans un panier en osier chez Cathal Coughlan, revendu dans un vide grenier à un Tindersticks en guenilles. Il est alors paradoxal d’écouter ces chansons, profitant de ce moment de calme apparent pour nous laisser aller à la paresse. Car Roger n’y chante pas l’arrivée du printemps, mais plutôt les sombres ombres de la détresse et du mal être. A l’image d’une rose pleine d’épines, il faut souvent chercher la beauté là où le mal habite. Alors Roger se pique pour nous, il saigne, mais il saura toujours vous accueillir comme il le fera sur le terrifiant et sublime falling from trees, titre comme chanté par un Morrissey marchant au devant de son bourreau. A force de chercher un disque pour sonder les tréfonds de nos âmes avec la classe d’un dandy, nous l’avons trouvé. Irréel.

Green ufos




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