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L’année dernière le leader de Clem Snide prédisait la " fin de l’amour " (The End Of Love sorti sur Fargo Records). Quelques mois et une tournée en solo aux côtés de Ben Folds séparent le cinquième et dernier album de sa formation de cette première infidélité acoustique et pourtant le moral d’Eef Barzelay semble suivre un mouvement comparable à la cote de popularité du président du conseil français actuel. Désormais donc le " miel [est] amer " (Bitter Honey). A l’écoute des dix titres de cet album pensé en deux parties, on imagine d’ailleurs très bien l’Américain grimaçant sous l’effet d’une saveur piquante et peu agréable. Son folk souffre d’anorexie et s’y joue à même l’âme. Le chant semble s’extraire d’une mâchoire comme perpétuellement serrée et prend naissance au fond d’une gorge qui ne l’est pas moins. Pourtant Bitter Honey ne s’avale pas de travers en un mouvement de déglutition pénible. Magnifique d’intensité, l’album tire en permanence l’auditeur à lui et interdit aux larmes de briser ce lien. L’ironie qui tapisse les propos de ce songwriter doué joue d’ailleurs à plein dans cette action centripète. Bitter Honey se conclut sur une version poignante de " Joy To The World ". En fait, la psyché de Barzelay se porte comme un charme. Tant mie(ll)eux .




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