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Lux, c’est pour les lumières. Montes, ce sont les montagnes. Lux Montes c’est à l’image de cette femme, comme dépeinte comme une mère nature sur laquelle la végétation prend corps (« Nous revenons à la terre » dit elle avec une forme de fragile incantation sur « Vision »). Lux Montes c’est Lucile Beauvais, française exilée à Liège, qui avec la traversée renoue tout à la fois avec sa langue maternelle, mais aussi avec le vivant. Car si « La Traversée » (la chanson titre est posé en plein centre tel un monolithe tombé du ciel.) n’est pas un disque écologique à proprement parler, il s’inscrit dans une trame répondant à un besoin de se reconnecter au monde ( Le superbe « Le Temps des Galaxies »), au vivant ( « En Vie » qui n’a rien à envier aux envolées maîtrisées de Camille) en regardant avec un œil poétique le moment (« Poumons Bleus » « La Forêt Endormie ») sans pour autant élaguer les problèmes, entamant le combat. Envoutante (on pense à Émilie Simon pour la modernité, à Camille pour les envolées.) Lux Montes sait aussi se connecter à un certain patrimoine (reprise élégiaque du monumental « Angora » d’Alain Bashung, un rien ironique du « Où Sont les Femmes » de Patrick Juvet). Tout aussi désarticulée que pointilleuse telle une danseuse étoile dansant au bord du précipice, Lux Montes dessine des montagnes qu’une orchestration soignée éclaire, montagnes qu’elle arpente en délivrant ses pensées intimes, ses flèches envoyées, dont certaines en plein cœur. Lux Voz.




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