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Après la dinde au marron, la bûche, le champagne tiède et le scanner de Tata (Noël au scanner Pâques au cimetière - Desproges trademark) voici venu le temps de se mettre du baume au cœur, et de percer les derniers bulbes d’acné de cet hiver pourrave (pléonasme ?). Pour l’acné je vous le donne dans le mille les Kooks doivent en être tout juste sortis. La crème clerasyl doit à peine être remplacée par les premières bouteilles de Pomal (urgh !!!) et les chambres ne sont plus que des vestiges d’une adolescence tout juste renvoyée à ses chères études ou à ses complexes, stock option de nos télévisions de merde. The Kooks parle à merveille de ces ratés du passage (naissance - école - chômage -travail - retraite - mort……rayez les mentions inutiles) cette tendance que nous avons à croire que notre vie sera tout au juste plus intéressante que celle d’un animateur de radio libre. The Kooks a certainement bien compris le cirque, et plutôt que d’en pleurer, ils s’en amusent avec un talent, une désinvolture et une classe que nous n’avions pas connu depuis le coup de maître de Supergrass (bon classe là….si si les séances de rasage des rouflaquettes). Inside in / inside out c’est la pop anglaise comme on l’aime, une bande de gamins qui vont toujours plus vite que le moindre de nos mouvements, une pop en liberté qui accouche de merveilles car elle est loin du format trop carré qu’une industrie pourra toujours lui imposer. On est aussi proche ici du lyrisme que Coldplay de la sincérité, ou que Mazarine du recul (attention à la marche). The Kooks ne fait rien pour les dorures, mais peint des toiles de maître à la chaîne, alignant une galerie de portrait et de situation à la manière d’un romancier sans l’odeur du fric. Depuis une dizaine d’année la pop anglaise s’emmerde à lorgner vers les states comme la France peut le faire avec son passé (un pays de vieux quand même). Elle a perdu de ces savoureuses galettes, de ces groupes qui ont fait la légende des black session de Lenoir, de ces aspirants alcooliques ou au pire supporter de foot. The Kooks redonne un coup de fouet et pourrait faire le bonheur de la sncf et de son eurostar reptilien. A découvrir absolument.




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