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  • 25 novembre 2020 /
    Fredda
    “Bisolaire” (Microcultures)

    rédigé par gdo
    3 votes
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Inexplicablement, je ne suis jamais rentré totalement dans l’univers de Fredda. Je trouve cela inexplicable, car « Bisolaire », son nouvel album s’impose à moi comme une évidence, comme un classique (« J’efface » un tube mélancolique imparable avec un clip au clin d’oeil rieur).

À l’instar du deuxième album de Françoiz Breut, Fredda semble s’être plongé dans le clair obscur d’un état proche d’un Arizona rêvé (« Tucson » sous l’eau), faisant du souffle d’un vent solaire et de la chaleur de cet astre vital, l’un des ingrédients de cet album, comme un Calexico départi de la carte postale (« Toutes ces choses »). Disque introspectif, « Bisolaire » est portant une porte grande ouverte sur l’extérieur, essayant non pas de résoudre, mais au moins de comprendre, utilisant une poésie prenante et juste pour que cette période sans réponse, puisse au moins connaître un éclairage nouveau, pour peut-être la changer avec nos moyens, même ceux des mots.

Jamais monocordes, toujours à la recherche d’une voie nouvelle (chaloupée sur « Jours Heureux »), les onze morceaux sont onze propositions accompagnées toujours avec une intelligence rare (le travail de Nicolas Repac, Pascal Parisot, et Alexandre Viudes) faisant de la délicatesse un complément idéal aux textes ciselés de Fredda (« A mi-chemin » comme un frisson qui vous traverse).

S’inscrivant dans une chanson française qui sait ne pas rester au musée, Fredda nous promène sur des flots tout aussi solaire que victimes des brumes et des bourrasques (l’eau un élément central de ce disque) pour finir par rejoindre une terre arche, un archipel (Appartiens à une île) . « Bisolaire » un grand disque lumineux sur nos ombres. Sublime et touchant.




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