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C’est la douceur des cordes égrainées qui frappera de prime abord - on se retrouve en compagnie d’une caresse folk qui rappellera l’Eleor de Dominique A, puis l’image satinée, diaphane rosée, où l’on ne distingue rien. Puis l’apparition des déliés des branches d’arbre, et du spectre de Gisèle Pape, tandis que sa voix claire de diamant épure la chanson de Joe Dassin, n’en rend que l’essentiel ; les sursauts du Zaï Zaï Zaï Zaï, réappropriés. Les glissements sur le manche de guitare captés pour saisir tout : quelque chose de fragile et tendre, sur cette éternelle chanson d’un amour raté, évadé. On repense à la regrettée Geneviève Castrée quand elle chantait sous le pseudonyme Ô Paon, dans la manière de soulever un peu d’une émotion primaire dans cette voix.

Le rose et blanc se fond peu à peu en couleurs naturelles, pour retenir Gisèle Pape assise sur l’arbre, jambes croisées et bottes plongées dans l’eau, voix et corps en équilibre au-dessus de l’onde. Un doux sucre d’orge qu’on laissera fondre en coin de bouche, en attendant un prochain enregistrement.




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