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Nostalgie 80’s (épisode 4568). Les Parisiens de Keep Dancing Inc. viennent à peine de terminer leurs études qu’ils connaissent déjà certains amours inavouables de la décennie Flashdance : Icehouse, Ultravox, Spandau Ballet, Yazoo, voire même le Moroder de Midnight Express (dont tout le monde préfère, c’est normal, l’osmose avec Donna Summer). Une madeleine fabriquée avec naïveté (?), inconscience (?), pragmatisme (?). De la synth-wave au goût aussi onctueux qu’irritant, parfois bizarre : le trio a certainement décortiqué Joy Division et New Order pour en extirper un principe dance. Qui serait : sous les néons, certes, mais de façon maussade, tendance romantique largué par la fille aimée. Un spleen qui n’admet aucune tragédie, et qui passera bien vite, mais qui réussit à saisir, en cinq titres, une sensation d’éphémère, de jeunesse à scotcher avant que les démons ne deviennent plus coriaces (ou que les tendances baudelairiennes ne se consument dans le professionnalisme d’une existence établie, stable, heureuse). Une déprime teenage qui anticipe parfois à quoi donc pourrait ressembler la vie adulte. Keep Dancing Inc. prend le temps d’être malheureux avant de ne plus jamais pouvoir l’être.




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