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En 2015, le premier EP des Texans The John-Pauls avait fortement marqué certains auditeurs. Tout du moins ceux de la rédaction ADA qui, en sus de plébisciter le titre “Island of Lanes” (présent sur la compile 38), affirmait (à raison) qu’il s’agissait du meilleur EP de l’année. Il faut dire que le groupe y retrouvait la fausse désinvolture et le détachement du Pavement période Slanted & Enchanted, avec une fibre littéraire assez proche de The Fall. L’indie pop 90’s, avec fugacité, revenait titiller les souvenirs adolescents – mais dépourvu d’ironie ou de clins d’œil complices.

Ce premier album, sans ne jamais dévier de la route précédemment arpentée, précise en quoi The John-Pauls est un groupe formidable : il n’y a ici aucun chiqué, aucune pose. Les chansons s’offrent avec une habile nonchalance, elles refusent d’étaler leurs savoirs pour, a contrario, mieux faire entendre chaque accord. Car dans Forget to Remember to Forget, l’épure est une science exacte, pointilleuse même. Pas question de saupoudrer les compositions d’une rasade de notes superflues (on pense à la contraction hier opérée par les Feelies). D’où également la courte durée des titres : lorsque l’essentiel est affirmé, inutile d’étirer le morceau vers le m’as-tu-vu. The John-Pauls applique une leçon importante (en 2017) : plus l’album est concis, mieux s’insinue-t-il dans les esprits.




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