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Dans un mensuel musical qui a perdu son champignon au profit d’une parfaite grande mauvaise foi, Dominique A avouait (d’ailleurs est-ce un crime ?) être intéressé par sa propre histoire, sa discographie et son avancée. L’horizon, nouvel opus de celui qui doit finir par porter le renouveau de la chanson française comme une croix fera parti de cette histoire comme Auguri avait pu le faire après Remué. Sans le désavouer, tout sera comme avant sera peut être le disque le moins écouté de Dominique. On s’y est tellement perdu que la ligne de l’horizon nous redonne des clés " le retour est un mot que n’utilise pas nos enfants, pourtant certains ici leur disent que c’était mieux avant, quand nous n’étions pas là. Nous faudra-t-il encore aller retrouver la maison dont les serrures ont dû changer. "Tiré de "tout sera comme avant" cette phrase prend tout son sens avec l’horizon, disque où Dominique retrouve ce qui fait sa force, son charme, sa marque le tout servi par un chant (point de discorde chez le bonhomme) de plus en plus maîtrisé. Pas un hasard de retrouver "rouvrir" en tête d’album quand le bateau a déjà mouillé son encre. Rouvrir, faire entrer l’air, enlever les toiles d’araignées et souffler la poussiére afin de la disperser. De l’ironique je suis ta pleureuse, aux habituels dans un camion ou retour au quartier lointain (sa propre histoire) Dominique A s’abrite pour mieux faire passer le difficile music hall (tout es ici comme avant) l’ambitieux "rue des marais" et "l’horizon", morceau d’ouverture qui me fera dire que l’adversité peut être la compagne de la splendeur. Votre histoire nous intéresse monsieur A et l’horizon en est une grande et belle étape.