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Et si je décidais ce soir d’être lyrique, de me voir plus poète que chroniqueur minable, que je prenais le verbe pour ce qu’il est, la seule façon de se détacher du sol qui nous ausculte patiemment avant de nous engouffrer. La période est bien choisie, celle des suicides en cascade, car pendant que le barbu coca cola entre dans la cheminée beaucoup d’autres se pendent à ce qui reste de désespoir pour enfin toucher ailleurs. Les fêtes, ou le terreau de la mélancolie, de la brume dans les yeux que Bosphorus va nous rendre supportable de ses couleurs vives dans un couloir de stress et de minimalisme qui nous rappelleront les premiers pas discographique de Baby Bird avant la catastrophique réussite qui lui coupa ses grandes ailes. Et est un hasard, mais chaque année à Noël je reprend la larme à l’œil ce fuck you father christmas me rappelant que le salaud m’a aussi repris pas mal. Double U proche de Syd Matters à en commun avec Jonathan des mélodies à fondre (golden heart) mais aussi le pouvoir de dérouter les failles temporelles pour nous amener loin très loin de notre quotidien, et de nous amener à la poésie. Bosphorus est le compagnon que l’on garde quand cela va bien quand cela va mal car les réponses que Double U avance sont les échos à des questions diverses aux sentiments éclatés. J’en viendrait à quitter la poésie, en vous laissant humer celle-ci le temps d’un album qui ne sera pas loin des rêves qui nous font avancer. L’hiver du poète.




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