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Comme vous le savez, vous les lecteurs de ce webzine formidable, nous avons ouvert depuis cette rentrée 2013 (je précise l’année pour les générations futures quand elles découvriront avec effarement la production « webesque » de leurs aïeuls) une nouvelle rubrique, le disque de chevet. Cette rubrique a pour but de vous faire redécouvrir ou découvrir des disques qui ont pour certains marqués l’histoire de la musique, mais qui auront surtout marqués l’histoire des chroniqueurs de ce webzine formidable (si si j’assume). Quand en 2025 (ADA fêtera alors ses 25 ans !!!) il faudra continuer à alimenter cette rubrique, nul doute que « The Big Hunt » viendra grossir les rangs de cette discothèque que nous supposons impeccable.

« The big Hunt » est l’œuvre de The Lonesome Southern Comfort, qui n’était en 2006 que le projet solo de John Robbiani, le guru de cette troupe. Le voici de retour près un album inspiré par la vie de Charles le Téméraire (Charles The Bold) que nous avions adoré ici, parlant même de flèche en plein cœur. Et nous ne croyons pas si bien dire, car la chasse thématique de l’artwork est aussi celle d’un titre qui en dit long sur la volonté du groupe ne rien laisser au hasard. Et John et son groupe ne font pas dans la demi mesure avec ce nouvel album, réussissant à faire passer le nouveau The National pour un aimable pique nique dans une clairière habitée par des lapins rieurs, rappelant par moment le meilleur du 16 Horsepower, une forme de rage entre les dents, une tension musicale qui ici est le fruit de morceaux qui aiment la maturation par la répétition. « The Big Hunt » est un disque de Folk qui voit grand, très grand même, un disque ample qui n’a pas peur de parfois en faire trop, quitte à se tromper parfois dans le gibier à dégommer. Les 9 chansons combinent folk et country, rajoutant parfois des influences électroniques, subtilement saupoudrées dans le traitement ou simplement dans l’esprit. Mais rassurez vous tout cela sent bon le bois la terre, la sueur, le cheveux humides qui coulent sur la nuque. Les morceaux sont des attrapes cœurs ne nous lâchant véritablement jamais, comme si les proies que nous sommes simulent la terreur et la fuite pour mieux se faire attraper.

Si je devais finir cette chronique, ce serait donc de la même façon que pour le précédent album, « The Big Hunt » étant elle aussi une flèche en plein cœur. Indispensable, un disque à chevet.




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