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Comme je vous le rabâche depuis des années, l’appréciation que nous pouvons faire d’un disque peut être conditionnée en partie par l’environnement qui est le notre au moment de l’écoute, ainsi que notre humeur du moment. Il est évident que l’on n’écoute pas un album de Mark Hollis dans sa voiture diésel sur l’autoroute, pas même le dernier Mendelson avant d’aller fêter les noces d’or de ses grands parents sans que cela puisse gâcher notre appréciation. Par contre écouter la discographie entière de Placebo s’accommode très bien de la présence sonore d’une chaine de conception de boite de conserve de petits pois carotte.

Ce EP de Splitter, et sa superbe pochette certes très clichés clichés, mais nous avons encore le droit de nous émerveiller de mère nature, nous lui faisons tellement de mal, nécessite le vide autour de l’auditeur, quoique cette musique parvient à le faire autour d’elle. Splitter dispense une electronica des grands escapes, certes très conventionnelle, mais parvenant à nous emporter bien au delà de notre attachement physique avec le sol. Cet originaire de Brême arrive à se trouver une place entre Boards Of Canada et le meilleur de Moby (« Die Leere Der Nacht (V1) ») donnant à l’auditeur un sentiment d’apesanteur pas désagréable.

Alors je ne sais trop vous conseiller une écoute allongée, loin du tumulte de la vie citadine, quand le soleil commence à nous dire au revoir, quand l’air semble se décharger de la chaleur, quand le vent se transforme en brise légère et qu’il pourra vous porter encore plus haut.




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