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Ecouter « The Japanese Ending », le premier album de Victor Pavy, c’est avoir la certitude que le temps va s’arrêter. Que l’on va faire une pause salutaire dans un univers feutré et accueillant, où toute esbrouffe est superflue. Pour l’ex-leader de Saibu, une chanson se doit d’avoir une écriture travaillée, une orchestration soignée, et plus généralement de respecter une certaine tradition du songwriting. C’est d’ailleurs cette démarche presque austère qui donne à l’album tout son charme. « The Japanese Ending » est un petit bonbon aux saveurs d’un autre temps.

Les chansons sont effectivement de facture classique, mais sous ce vernis formel et néanmoins agréable se cache en fait un goût pour les bonnes choses. Car classique se décline ici en classieux. Cet album est autant une chambre bien rangée avec ses posters de héros comme Wilco, Neil Young et Beck qu’un beau foutoir américano-canadien plein de vie et de mélancolie. Qui plus est, ce chant par en dessous, qui atteint la note légèrement en retard, apporte un côté expressif qui n’est pas sans rappeler Damon Albarn.

Deux chansons survolent les débats : « Waiting for the fall », qui véhicule démesure et emphase et l’évidente « Fingers from the swamp » calibrée pour faire bouger les popotins.

Bel album, belle pochette, à découvrir absolument.




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